Vivez une vie qui vaut la peine d’être vécue. Rien que ça !

J’ai lu et entendu cela chez un margoulin sur la toile. J’avoue avoir été profondément choqué par ces paroles.
Ma première réflexion fut de me dire « mais t’es qui toi pour venir me dire que ma vie c’est de la merde ? Parce que tu voyages, parce que tu te fais du blé en faisant taire tes clients, tu viens m’expliquer que ma vie c’est de la merde ? Mais tu sais quoi de ma vie toi ? ».

Si vous avez lu cela vous aussi, si vous l’avez entendu, laissez-moi vous dire ceci : vous avez le droit de penser, en votre for intérieur, que votre vie, c’est de la merde, que vous avez envie de changement, de liberté.

C’est votre vie, et vous seul avez le droit de porter un tel jugement sur votre propre vie. Est-ce utile ? Nous allons en parler un peu plus loin dans ce billet.

Ne laissez quiconque vous dévaluer

La note bien être du jour
Par respect pour vous, personne n’a le droit de vous dire,de vous faire sentir ou laissez entrevoir que votre vie est minable.

Si vous laissez quiconque dire cela de vous, vous n’êtes plus rien. Et vouloir entreprendre en ayant une image aussi négative de soi, ça ne va pas être de la tarte mes enfants.

Votre vie est sans doute bien meilleure que vous ne pouvez l’imaginer. Malheureusement, il est fort possible que vous n’en n’ayez pas conscience. C’est là le nœud du problème.

Le problème, ce n’est pas de ne pas être riche ou de ne pas voyager toute l’année, le vrai problème, c’est de ne plus voir ce que vous faites de bon ou ce que vous avez déjà, c’est aussi de confondre besoin et désir.

Le piège des faux gentils, vrais toxiques

À force d’écouter des conneries comme « vous méritez d’être riche », « vivez la vie de vos rêves », « Les 3 trucs pour gagner beaucoup d’argent », vous ne focalisez plus que sur une chose : le pouvoir d’achat, l’oseille.

C’est exactement ce que veulent ces manipulateurs en herbe, bien plus dangereux pour vous que vous ne voulez bien le croire.

Remarquez, après tout, si vous avez envie de croire, de penser et vivre avec l’idée que vous êtes une merde, après tout, c’est votre problème.

L’histoire d’une vie comme tant d’autres

Je vais vous raconter une histoire. Une histoire banale, comme il s’en écrit des milliers chaque jour dans notre société.

C’est l’histoire d’une famille qui habite à Paris. Le père de famille à un penchant notoire pour la bière, la mère enquille les heures de boulot et les déplacements sans les compter. Les mômes sont des cancres affirmés à l’école.

Tout ce petit monde vit dans un tout petit appartement HLM, en bordure du périphérique, dans une cité régie par la violence et la drogue. Chaque semaine est rythmée par les arrestations, et régulièrement, il y a des règlements de comptes.

La mère de famille fait régner la terreur au sein du foyer, il pleut des coups en permanence sur le museau des mômes, mais aussi entre elle et son mari. Leur mariage fut, dès leur premier jour, un lointain souvenir.

On ne peut pas dire que ce soit le bonheur là-dedans. C’est même franchement la merde. Mais voilà, cette mère de famille, totalement dépassée par les évènements, elle a quand même de quoi être fière.

Je consomme, donc, je suis

Fière ? Oui. Parce qu’a sa place, rien que dans la cité, y’en a des comme elle, des mères qui se saignent au boulot pour faire bouillir la marmite. Mais les autres, question éducation de la marmaille, elles ont baissé pavillon depuis des lustres. Leurs gamins sont aux mains des trafiquants du quartier.

Et si ses gosses à elle sont des cancres, plus tard, ils vont apprendre un métier, sortir de ce trou, et devenir des gens bien.

Cette femme ne s’est jamais rendu compte de cela quand elle était en plein dedans. Elle ne s’est jamais vraiment posée un moment pour regarder tout ce qu’elle faisait de bien. Elle voulait vivre une vie de princesse, avec un peu plus d’oseille, un peu plus de plus.

Elle voulait de belles fringues, des voyages, elle voulait consommer. Parce ce que « je consomme, donc je suis », ou encore « je parait, donc je suis ». Le bon vieux piège de notre société, toujours plus de plus.

Les petites comparaisons qui tuent

Le plus, toujours plus, c’est ce que la télé, la pub, et désormais les gourous du pognon facile vous mettent dans le crâne. Leur but n’est pas que vous regardiez ce que vous avez déjà, mais ce que vous n’avez pas.

Elle regardait la télé, les médias, et leur but, c’est de vous faire passer vos désirs pour des besoins. Et ça marche, ça fabrique des millions de personnes qui sont tristes et pensent, comme cette femme, comme vous peut-être, qu’ils n’ont rien, qu’ils ne sont rien, qu’ils ne servent à rien. Alors qu’ils sont utiles et possèdent déjà l’essentiel.

Elle se comparait à ses collègues, qui avaient de belles fringues, une bagnole, qui habitaient dans des quartiers cossus, ou dans les belles banlieues. Elle ne se posait pas la question de savoir si ces gens étaient vraiment heureux, ils en avaient l’image, le pouvoir financier, donc, ils étaient forcément « mieux » qu’elle et forcément plus heureux qu’elle. L’image du bonheur, le paraitre heureux.

Le bonheur se cache dans tout ce que vous voyez autour de vous. Avez-vous envie de le voir ? Préférez-vous voir ce qui vous manque et continuer à vous « désaimer » ?

Plus tard, elle découvrira que pour la plupart, malgré de beaux appartements et autres richesses, à la baraque, c’était pas mieux que chez elle, dans leurs têtes non plus d’ailleurs. Ils ne comprenaient pas pourquoi ils étaient malheureux alors qu’ils avaient tout le confort matériel. À ton avis Marcel ??

Vous pouvez être fiers de vous

Cette femme a donné ce qu’il y a de plus précieux à ses gosses : une éducation et un sens des valeurs. Certes, une dose d’amour à la place d’une torgnole n’aurait pas été un luxe pour les gamins, mais c’est ainsi. L’adulte répète souvent les schémas de sa propre enfance.

Aujourd’hui, si le passé a laissé des traces dans cette famille, l’un est boulanger, l’autre horticulteur, le troisième est comptable. Et le quatrième, vous êtes en train de lire son blog.

Les gamins ont fait leur chemin. Chacun a sa propre vie de famille et quoi subvenir à ses besoins. N’est-ce pas l’essentiel ? Bien sûr que si ! Toutefois, chacun d’entre eux aspire à franchir un cran, puis un autre. L’ambition. La persévérance. Grandir contre vents et marées, ça vous forge un caractère.

Comment changer de vie, sans rien changer ?

Personne ne peut juger cette femme, pour une simple et bonne raison : qui peut dire qu’il aurait fait mieux à sa place ? Personne. En revanche, pour l’avoir vu et vécue, y’en a une tripotée qui ont lâché l’affaire et dont les gosses ont soit pris une « bastos » entre les deux yeux, soit croupissent en tôle.

Vous avez le droit de penser que votre vie est merdique, que votre patron est un con, que votre job manque de sens, que vous aimeriez avoir plus d’oseille. Vous avez le droit.

Vous pouvez aussi vous poser un moment, debout, en plein milieu de votre salon, et observer tout autour de vous. Faites-en de même dans chaque pièce de votre appartement, de votre maison.

Regarder avec le cœur

Qu’allez-vous voir ? Les traces d’un parcours, d’une vie, des objets qui vous sont familiers. Certains ayant plus de valeur sentimentale que d’autres.

Certains vont vous raconter une histoire, d’autres vont vous parler des personnes qui vous sont chères et qui sont avec vous au quotidien.

Vous savez, ce quotidien si lourd à porter, parce que vous ne voyez plus que ce qui ne fonctionne pas, que ce qui ne va pas, que ce qui vous manque.

On m’avait dit, tu verras, la vie, c’est que de la merde et des emmerdes. Alors qu’aujourd’hui je regarde ma femme, ma fille, mon appartement, mon parcours pro, j’sais pas, la merde, j’en vois pas trop.

Les besoins et les désirs, à ne pas confondre

J’ai fait des choix, des bons, des mauvais. C’est moi qui ai choisi. Comme tout à chacun, j’ai fait des erreurs. Mais j’ai arrêté de passer ma vie à me punir pour ces mauvais choix.

Mes vrais besoins physiologiques sont comblés. J’ai à manger, un toit, des vêtements. J’ai l’amour de deux personnes qui sont chères à mes yeux : ma femme et ma fille. Mon socle est là.

La différence entre nous ? Je regarde ça chaque jour. Et je me dis que j’ai de la chance de voir cela. Parce qu’il est tant de gens qui ne se rendent plus compte de cela.

J’ai fait des boulots de merde, mais ces boulots me permettaient de (sur)vivre. Vous croyez que caissier, agent de sécurité, ou encore pizzaiolo chez Pizza Hut c’est glorifiant ? Non. Mais ça met des sous sur le compte, et ça donne la possibilité d’entrevoir l’avenir autrement.

La colère, la jalousie, les mauvaises conseillères

Longtemps, j’ai laissé la colère guider mes pas parce que je ressentais comme une injustice. Quand j’avais 18 ans, pour entreprendre, fallait avoir 10.000 balles (francs) à poser sur la table. J’avais pas, fallait que j’assure le financier de la famille avec ma mère.

Je ne pouvais pas faire grand-chose si ce n’est me démerder pour prouver ma valeur dans des boulots qui me branchait.

Comme nombre d’entre vous, j’en ai chié ! Mais je n’ai pas lâché. Et je suis fier de mon parcours. Personne ne m’a filé un centime pour que j’y arrive. Jusqu’à ce que je rencontre ma Femme qui m’a poussé à entreprendre. Ça tombait bien, quelques années plus tard, le statut d’auto entrepreneur voyait le jour.

Depuis, j’ai pris ma chance. J’ai arrêté de me plaindre. J’ai cessé de voir la vie en noir. Elle n’est pas rose pour autant, mais je me bouge. Parfois, pas comme il faudrait. Mais j’apprends, chaque jour. Et je progresse, chaque jour.

Nous avons la chance que nous provoquons

J’ai appris qu’il n’y a pas une recette, un « comment » de la réussite. J’ai appris à m’inspirer et à ne pas copier. J’ai appris à me poser des questions qui me sont utiles et non plus des questions connes qui me plombe, du genre « pourquoi j’ai pas cette chance-là », « pourquoi les bonnes choses ne m’arrivent jamais », « pourquoi les autres et pas moi ».

On a la chance que l’on provoque. Et se plaindre ne provoque qu’une chose : la misère. Voilà pourquoi pendant plus de trente ans j’ai eu cette sensation de vivre dans la misère.

Ça commence où la « liberté » ?

Je me suis défait de tout cela, en me posant, en regardant autour de moi, en apprenant à apprécier ce que j’avais, en arrêtant de confondre mes besoins et mes désirs.

Depuis, j’ai compris que la liberté, c’est avant tout dans la tête. Que se sentir libre donne la force d’avancer avec confiance et gourmandise vers l’avenir.

J’écoute, je m’inspire, je fais mes choix, moi-même. Mes échecs m’appartiennent, tout autant que mes victoires. Et si une personne vient à me dire « je vais te montrer comment vivre une vie qui vaut la peine d’être vécue », je souris, et je m’en vais.

Cette personne-là ne veut pas du bien. Cette personne-là n’a rien compris. Je n’ai rien à faire avec elle.

Vous avez déjà une vie qui vaut le peine d’être vécue

Respectez-vous, respectez et aimez votre vie, ne laissez personne vous dire que votre vie, c’est de la merde. Ce n’est pas vrai. Votre vie mérite le respect.

Vous souhaitez changer de vie ? Changer déjà le regard que vous portez sur vous-même, sur votre propre vie. Posez un regard bienveillant et dénué de tout jugement sur ce que vous avez accompli. Je suis certain que vous trouverez de quoi être fier de vous.

Faites cela chaque jour. Dites à voix haute ce que vous avez fait de bon pour vous, dites à voix haute ce que vous faites de bon pour ceux que vous aimez. Vous verrez, peu à peu, les choses vont changer. De façon positive.

Faites-le. Sans porter de jugement. Ne vous dites pas que vous auriez pu faire ci ou ça en plus, en mieux. Contentez-vous de regarder autour de vous, de regarder ce que vous avez fait de bon, ce que vous faites pour vous, vos proches. Dites-le-vous, à voix haute, chaque jour.

Commencez par vous faire du bien. Réussir, ça pourrait commencer par là.

La vie de famille, c’est souvent compliqué, mais aussi beaucoup de bonheur.

Que retenir ?

  • Votre vie vaut la peine d’être vécue.
  • Ne laissez personne vous dire le contraire.
  • Vous avez le droit d’aspirer à mieux.
  • Ne focalisez plus uniquement sur ce qui vous manquerait.
  • Appréciez ce que vous avez, même si cela vous semble peu.
  • Ce faisant, vous serez dans de biens meilleures dispositions pour aller chercher ce dont vous avez envie.
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