Allez vous encore longtemps laisser les autres décider pour vous ?

Voici un billet qui ne va pas vous brosser dans le sens du poil. C’est certain. Je m’y risque, parce que vous être entrepreneur, et un entrepreneur doit savoir entendre ce qui ne lui plait pas pour comprendre et avancer vers ses objectifs.

Nous cherchons très souvent à savoir « comment faire ». La plupart des gens attendent ou cherchent une personne qui saura leur montrer « comment faire » pour atteindre un objectif particulier.

D’une manière générale, j’entends souvent « ce n’est pas de ma faute », « je n’y peux rien », « je ne sais pas comment faire », « je ne peux pas », « je n’ai pas le choix » et autres poncifs qui ne sont qu’une façon de déplacer la notion de responsabilité sur autrui.

Cette posture dit bien des choses à propos des personnes qui l’utilisent de façon régulière. Elle dit que ces personnes ne sont absolument pas maîtres de leur propre existence.

Le passé pour justifier le présent

En posant ainsi, dans une sorte de posture de la victime, elles ne peuvent faire qu’une chose et une seule, celle-là même qui est le destin de toute victime : subir et devenir les proies des vendeurs de méthodes pour changer de vie.

Je vous entends arriver de loin avec des brouettes d’arguments. Des arguments qui pourraient au demeurant, et dans le cadre de cette vision de victimisation, être des plus recevable.

Vous pourriez me parler de l’enfance terrible, du patron tyrannique, de la pression du résultat, d’un couple qui bat de l’aile, d’un cadre de vie loin d’être un paradis sur terre, du salaire bien peu élevé et qui ne fait pas vraiment la place au rêve.

Nous pourrions prendre ainsi un moment pour lister toutes ces choses extérieures ayant une influence des plus négative sur l’existence de la victime. Toutes peuvent apparaitre légitime pour expliquer et, pire encore, justifier de cette posture.

Le passé comme identité forte, comme présent

Car malheureusement, ces données ne servent pas à expliquer, mais à justifier la posture. Ces « pressions extérieures » sont devenues l’identité de la victime.

Avez-vous déjà entendu des choses « pourquoi ça n’arrive qu’à moi », « de toutes les façons, je me plante toujours », « je suis nul, je n’arrive jamais à rien de bon ».

Les évènements passés n’expliquent plus. Ils sont là, présents. Ils sont devenus les composantes fortes de l’identité de la victime.

Le futur, comme un sauveur

Ainsi, le passé occupe une très grande place dans le présent de la victime. Le présent est un devenu un fardeau, une prison, un piège.

La victime, insatisfaite de son présent, plombée par son passé, attend que le salut vienne d’un futur qu’elle imagine meilleur, sans pour autant changer ses comportements présents.

Elle fait aujourd’hui ce qu’elle faisait déjà hier et qui ne lui apportait aucune satisfaction. Comment l’avenir pourrait-il sauver la victime qui est en elle et le veut-elle vraiment ? Avec l’aide d’un bienfaiteur qui la comprendrait et qui lui expliquerait « comment faire » (pour retrouver l’amour, pour retrouver la confiance, gagner de l’argent, réaliser ses rêves) ?

Et voilà, le piège est là, parfait, le gourou n’a plus qu’a attendre et appuyer là où ça fait mal pour déclencher l’acte d’achat.

La prophétie de la tuile

Beaucoup de gens sont dans cette posture, ils attendent que quelqu’un vienne les aider. Leurs vies ne sont que problèmes, elles se sentent oppressées, incomprises, mal-aimées, parfois rejetées.

La façon dont elles posent le problème qui est le leur fait déjà partie du problème. En ne reconnaissant leur propre part dans leur situation présente, elles ne peuvent s’en sortir. Et tout travail sera vain tant qu’elles n’accepteront pas cet état de fait.

Y-a-t-il un pilote dans cette vie ?

Nous avons tous la responsabilité de nos vies. Beaucoup pensent la responsabilité comme la culpabilité, la faute, être rabaissé par plus fort, alors que c’est bien tout le contraire.

Lorsqu’une victime annonce qu’il va lui arriver une tuile, sans même le savoir, elle sème la graine qui va devenir cette tuile. Et la tuile arrivera bien, venant ainsi la conforter dans sa position favorite : celle de victime à qui rien de bon n’arrive jamais.

La victime se sent prise au piège, privé des commandes de sa propre vie, déchargée de son destin, de ses choix, son existence n’a plus sens. Mais elle a choisi cette vie.

Si quelqu’un veut bien me sauver, moi, j’ai démissionné

En attendant qu’un sauveur lui vienne en aide, qu’un guide lui indique le bon chemin, elle a décidé de ne plus être aux commandes.

En expliquant par l’influence extérieure (les autres) tout ce qui lui arrive, elle indique clairement qu’elle ne veut plus décider de son existence, qu’elle ne veut plus faire ses choix, et qu’elle s’en remet à…. Une puissance extérieure en espérant que celle-ci soit « bienveillante » à son égard.

Pourquoi une « puissance extérieure » serait bienveillante à son égard alors que cette victime elle-même n’a plus assez d’estime pour elle et prendre en main sa propre vie ?

Abandon de poste

La vie doit se vivre depuis votre intérieur vers l’extérieur, et non de l’extérieur vers l’intérieur.

S’il n’y a plus personne à l’intérieur, si la victime a déserté, pourquoi quelqu’un d’autre devrait venir prendre la place et piloter ? Ce n’est pas de la sorte que les choses fonctionnent.

Quelles que soient les épreuves, les douleurs, nous avons toujours le choix. Les moments douloureux font partie de la vie. Vous en avez vécu, j’en ai également vécu. Ce qui fait la différence entre ceux qui s’en sortent et ceux qui plongent pour le restant de leurs jours ?

Vous avez le choix (si, si, et je sais, ça vous agace)

La réponse. Oui, la différence se trouve dans la réponse apportée à l’évènement. Bien des personnes n’acceptent pas ce qui leur est arrivé. Dans certains cas extrêmes, cela peut se comprendre.

Malheureusement, rien de bon ne pourra arriver tant que cet épisode ne sera pleinement accepté.

Ensuite, nous pouvons nous mettre en colère, en vouloir à la terre entière, cela changer a-t-il les choses ? Non. Vous pouvez faire tout ce qui vous passe par la tête. Ce qui est fait, est fait, et rien ne changera cela.

Seule la réponse que vous allez apporter va pouvoir changer les choses, ce que vous faites à l’instant présent peut changer tout ce qui va se passer dans votre vie ensuite.

Rien jamais ne changera ce qui est arrivé. Rien n’effacera, rien ne modifiera. C’est arrivé, point. Pour que le passé reste le passé, qu’il n’occupe pas votre présent et ne vous plombe plus encore, accepter et observer l’évènement avec calme va vous libèrera et vous saurez quoi faire pour avancer sereinement.

Vous vous dites que c’est plus facile à dire qu’à faire ? C’est un choix qui se respecte.

Vous souhaitez vivre heureux, vous souhaitez être libre de vos choix, vous souhaitez avoir une indépendance d’esprit, vous souhaitez vivre heureux et en paix ? Alors vous verrez que tout est bien plus facile qu’il n’y parait.

Vous voulez vivre heureux, ou chialer sur votre sort le restant de vos jours ? Vous avez le choix

Et vous avez le choix, une fois encore. Vous pouvez rester sur la rancœur passée, vous pouvez en vouloir à des proches vous ayant fait souffrir par le passé et vivre chaque instant présent avec cette amertume, vous pouvez faire de votre passé un présent, chaque jour, un fardeau, une identité.

Cette posture est déjà celle que vous vivez. Est-elle fertile en bonnes nouvelles, en satisfaction ? Vous permet-elle de vivre chaque moment avec plénitude et sérénité ? Les réponses que vous avez apportées aux évènements passés vous ont-elles permis de grandir, d’apprendre ou vous ont-elles mis la tête sous l’eau ?

Voilà, vous avez le choix. Vous êtes responsable. Des gens comme moi peuvent vous aider. Et tant que vous penserez que « c’est compliqué », que vous « ne pouvez pas y arriver », effectivement, vous ne pourrez pas vous en défaire.

Vous avez le choix. Nous avons tous le choix. Toujours. Tout le temps. Et si nous n’avons pas toujours le choix des évènements, nous avons le choix des réponses que nous allons apporter et de la façon dont nous allons influer sur notre présent.

Alors, comment faire ? En acceptant, en changeant les réponses.

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