Pourquoi avez-vous peur de réussir 1

Et comment ne plus avoir peur de réussir, de s’engager

Ce n’est pas de la peur d’échouer dont vous avez si peur. Ouais, je sais, ça redonde. Et c’est pourtant la vérité. Échouer ne vous fait pas peur. En revanche, la peur de réussir, là, c’est une sacrée pétoche qui vous tenaille. Je vous explique.

En fait, échouer, chez nous les Français,  la peur est une seconde nature. Nous sommes, pour ainsi dire, programmés pour nous vautrer. C’est aussi pour cela que l’on nous aime tant de par le monde, c’est aussi pour cela que l’on agace tant le monde.

Souviens-toi, l’été 98

Et c’est aussi pour cela qu’en 1998, nous étions d’un coup le centre du Monde entier. Que d’un coup, on découvrait tout l’Amour que la terre entière (ou presque, mais y’a des cons partout) nous aimait tant.

Ah putain de putain ! Cet été 98, qu’il faisait bon être français ! On se découvrait beaux, on se découvrait des qualités d’insertion, des qualités fraternelles, on découvrait ce que notre devise voulait dire. D’un coup, « Liberté, Egalite, fraternité », bah ça faisait sens et surtout, écho dans nos cœurs.

C’était chouette cet été 98. Ouais, c’était chouette, parce qu’on a aussi découvert que l’on pouvait, que l’on savait, que l’on aimait gagner !

En 98, on l’aimait pour de belles raisons ce foutu drapeau tricolore. On était fier de nous. On découvrait tous ces pays qui nous regardaient avec des étoiles dans les yeux, les potes américains qui louaient les vertus de notre modèle sociale, notre volonté de ne pas lâcher, notre esprit critique, notre soif de liberté.

Mais voilà, aussi belle fut la victoire, nous restons ce que nous sommes, et très vite, nous avons repris nos mauvaises habitudes.

Cet été e 98, on se regardait comme jamais. On était fiers de notre Pays, de nos cultures qui faisaient que la France, c’est ça. C’était beau la France en 98, beau comme jamais.

On ne change pas une équipe qui paume, allons !

La victoire, le bonheur, ce n’est pas ancré en nous. On ne nous apprend pas à aimer la victoire, à haïr la défaite. Notre référence ? Coubertin ! L’important c’est de participer !!

Va raconter ça à un anglo-saxon, il sera content de l’entendre. Pourquoi ? Parce que pour lui, c’est un adversaire de moins. Point. Lui, il n’est pas là pour « participer » mais pour gagner. Vous voyez le paradigme ou il vous faut un dessin ?

Chez nous, gagner, c’est comme le pognon, c’est sale. Les vainqueurs, ce sont des gens qui se vantent de leurs victoires, qui se croient plus forts que tout le monde. Nous on aime un Champion quand il perd (Poulidor, Saint Étienne) ou quand il commence à se ramasser la gueule, ça le rend plus « humain » à nos yeux.

C’est comme si gagner faisait de nous des gens mauvais. Donc, comme des gros cons, on se défonce pour y arriver, mais face à la possibilité de vaincre, pouf, plus rien. On préfère perdre. Vous croyez pas que nous aurions comme un léger souci avec nous même ?

Un exemple d’actualité ? Les « riches ». Tout le monde aimerait « être riche » (faudra déjà s’entendre sur ce qu’est « être riche ») et tout le monde leur tape dessus. De fait, quand l’occasion de gagner de l’argent se présente, y’a un souci. Hé oui, aimeriez-vous devenir ce que vous détestez tant, profondément, depuis tant d’années ? Personne ne veut souhaite devenir ce qu’il méprise. Sacré dilemme !

Gagner c’est MAL ! Gagner, c’est tricher, forcément

Ce qui nous fait peur, ce n’est pas d’échouer, on sait gérer la défaite, la comprendre, la commenter, la digérer. Mais la victoire nous colle une trouille sans nom ! Nous, triompher ? Mais ho ! Ca va pas bien la tête !

Triompher, c’est presque comme vendre son âme au diable, c’est la peur du regard des autres sur cette personne qui « réussie », et forcément, le regard des autres qui change, les rumeurs, les « qu’en-dira-t-on », la jalousie des uns, la méchanceté des autres, et puis, tous ces gens qui attendent ta chute pour dire « tu vois, j’le savais, j’te l’avais bien dit ».

Je vais vous dire un truc simple. Vous ne triomphez pas pour les autres. Alors, les autres, on s’en fout ! Si leur seul plaisir c’est d’attendre que vous vous cassiez la gueule, croyez-moi bien, il faut bien plus les plaindre qu’autre chose, parce que leur vie est bien triste.

En finir avec la honte

Ben sûr, vous aurez toujours des idiots pour vous pourrir, je ne vous parle pas des « haters » sur internet car eux, ce sont de gentils aigris, mais bien de ces personnes qui vont tout faire pour vous enquiquiner la vie.

Tout cela ne doit pas, ne doit plus JAMAIS vous empêcher d’avancer pour vous.

Ce sont des excuses et paravents que l’on dresse pour mieux se cacher et fuir la honte d’être ce que nous sommes. Oui, se montrer, entreprendre, c’est être vulnérable, cela demande du courage.

Je ne veux pas être certain de réussir, je veux essayer, je veux apprendre, comprendre, tester, me tromper et réussir. Parce que c’est ainsi que les choses sont, c’est ainsi que l’on se construit.

Beaucoup sont fans de Steve Jobs, mais en fait, c’est de sa réussite dont ils sont fans. Pas de l’Homme, car l’Homme qu’il était s’est trompé, souvent, avant de réussir et de devenir l’icone que l’on connait. Mais serait-il cette icône s’il n’avait pas enduré les échecs ?

Aujourd’hui, j’avance pour moi. Rien que moi. Parce que c’est en étant juste moi que ceux qui m’aiment peuvent être fiers de moi.

Aujourd’hui, j’avance pour moi. Rien que moi. Parce que c’est en étant juste moi que ceux qui m’aiment peuvent me reconnaitre et être fiers de moi, c’est en étant moi que je me peux me sentir appartenir à ma famille, à ma communauté.

J’ose me montrer, tel que je suis, avec mes qualités, mes défauts. J’estime être suffisamment digne d’amour et avoir suffisamment de valeur pour oser me montrer à mes proches et aux personnes qui me suivent sur internet.

Ce n’est pas de l’orgueil, c’est simplement ce que je suis. Je n’ai pas à avoir honte de ce que je suis. Je ne peux plaire à tout le monde.

Je peux aussi faire des erreurs, me tromper et l’admettre pour devenir meilleur. Mais je ne suis pas l’erreur. Je peux être coupable d’erreur, faire une chose mauvaise, mais je ne suis pas mauvais.

C’est là toute la différence entre la culpabilité et la honte. Et je n’ai pas à avoir honte de ce que je suis. Je n’ai pas à me cacher, à essayer de montrer quelque chose que je ne suis pas. Je n’ai pas à inventer une histoire, un personnage.

Triompher, c’est donner

Donner de la joie à vos proches, du bonheur, de la fierté, de l’envie, et simplement, du plaisir. Le plaisir du travail bien fait.

C’est en gagnant pour moi que ceux qui m’aiment peuvent venir à moi et me donner tout cet amour et cette fierté qu’ils ont en eux, pour moi. Et ça change de pouvoir aimer une personne dans la victoire, ça donne envie de se dépasser. C’est un cercle vertueux. J’ai appris de ma Femme, puis de ma fille.

Restez comme vous êtes, la victoire en plus

En gagnant pour vous, vous donner aux autres la possibilité non pas de vous apporter de l’aide, mais simplement de vous dire à quel point ils sont fiers de vous, à quel point vous êtes important pour eux.

Cela ne doit pas vous changer, vous ne devez pas avoir peur de ce que vous pourriez devenir. Oui, certaines personnes se prennent le melon, mais il y avait des prédispositions pour cela, comme une soif de vengeance sur l’autre, de la colère non comprise, non contrôlée.

Vous ne devez pas craindre de vous choper le melon, de devenir quelqu’un d’autre. N’oubliez pas d’où vous venez. Restez humble, mais n’ayez pas crainte d’accueillir vos succès comme autant de bénédictions. Faites vous confiance.

Oui, il y a des gens mauvais, oui, ça existe. Bien. Et parce que cela existe, vous aller vous empêcher de réussir de peur de devenir comme eux ?

Le Monde, la Société (si souvent décriée, mais dont nous faisons tous partie) a besoin de gens Humbles qui savent réussir et le transmettre, parce que c’est aussi de la sorte que l’on changera le monde.

Oui, je sais, j’ai une dose d’utopie qui sommeille en moi. Mais j’ai envie d’y croire, ça ne coûte rien.

Votre entourage a besoin de vous voir briller. Mais par-dessus tout, avant tout, VOUS, vous avez besoin de vous sentir réussir.

J’ai mis des plombes à comprendre ça. Et puis, un jour, y’a eu comme un premier déclic. J’ai compris que j’avais l’intention de réussir, mais qu’en fait, je n’étais pas du tout préparé à cela, que cela m’effrayait, tout simplement.

La peur de réussir ? Çà suffit !

Mais voilà, je n’ai pas plus peur d’assumer mes ambitions, d’assumer ma réussite, d’assumer ce que je suis et ce qui me motive depuis des lustres.

Je suis là pour réussir. Ça en ennuie certains ? Tant pis, je ne vais pas m’arrêter pour leur faire plaisir !  Je ne vais pas m’excuser de vouloir réussir et d’y arriver. Ils n’ont qu’à se bouger pour faire mieux que moi. Ce qui me motivera à faire encore mieux qu’eux.

Au fait, comment je sais ça ? Parce que je vous lit, parce que je vous écoute, parce que j’écoute aussi mes clients avec mon cœur et mon empathie, et parce que je vois vos regards durant mes conférences. L’Humain, c’est aussi mon Talent.

Et j’en profite pour vous remercier humblement pour cette confiance et ce crédit que vous m’accordez chaque jour.

Ha là là là, c’était chouette cet été 98. Et j’ai envie de vivre ça, souvent, dans ma vie à moi. Pas vous ?

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