La peur 1
La peur 2

La peur une émotion que nous ressentons en présence ou en prévision d’un danger réel ou supposé.

C’est ta meilleure amie. Celle qui ne te quitte que rarement, pour ne pas dire jamais. Celle qui est là, avec toi, tout le temps, qui se faufile dans ton lit, sur ton canapé devant la télé, dans ta bagnole, qui fait les courses avec toi, qui t’observe dans l’intimité la plus stricte de tes ébats amoureux, celle qui t’accompagne, partout, où que tu sois.

Quoi que nous fassions, la peur est là. Partout, dans tout. Et c’est bien elle qui nous régit. La peur est sans doute l’une des émotions les plus puissantes qui soient. Et une peur peut en engendre bien d’autres, par exemple la peur de ne pas être parfait.

Prenons le besoin d’appartenance. Nous aimons nous sentir acceptés au sein d’un groupe, d’une famille, d’un groupe de travail.

Sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger, réel ou supposé, d’une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur.

Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule.

Définition du Larousse

Quelles sont ces peurs ?

La première serait la peur du rejet. Viennent ensuite :

  • La peur d’être en retard
  • La peur du noir
  • La peur d’être démasqué
  • La peur d’être enfermé
  • La peur d’être seul
  • La peur de ne pas plaire
  • La peur de ne pas être à la hauteur
  • La peur du jugement
  • La peur de la honte
  • La peur de réussir
  • La peur de l’exclusion
  • La peur de mal faire
  • La peur d’entreprendre

Je m’arrête là ! J’en ai déjà mal à la tête. Effrayant n’est-ce pas ?

la peur est là, partout
Partout, la peur nous suit

Prenez n’importe quel sujet, vous y trouverez une peur latente, tapie dans l’ombre et exerçant son pouvoir. Terrifiant !

D’où vient la peur ?

C’est une émotion donc, quelque chose que nous ressentons. Par le passé, la peur était une alerte « attention mon pote, tu vas y laisser ta peau ! ». C’était à l’époque où l’être humain était encore une proie. Et la peur sauvait des vies.

Depuis, les temps ont changé, nous ne sommes plus des proies, et malgré cela, la peur est restée en nous, elle nous empêche de prendre des décisions utiles pour que nous puissions réussir notre vie comme nous le voudrions et nous pousse à nous conformer au standard, aux injonctions sociales et culturelles.

Pour une simple raison : personne ne s’est vraiment penché sur le monde des émotions avec les années 1990 !

Du moins pas de façon scientifique, ce qui fait que celles et ceux qui ont su dompter leurs peurs sont passés pour être humains dotés de supers pouvoirs. VU les préceptes en place, ce n’est pas totalement faux.

Pour dresser un résumé compréhensible, nos peurs affectent notre perception du monde, et elles nous font croire irrémédiablement à un danger de mort imminent.

D’où la difficulté d’appréhender calmement et sereinement les changements que nous aimerions voir se faire. SI d’ailleurs ils pouvaient se faire comme ça, hop ! Ce serait parfait.

La peur est une alarme, elle nous met en éveil face à une situation potentiellement dangereuse. L’existence de la peur est donc normale. Cependant, pour garder le contrôle de nos vies, ne pas céder à la panique est important.

Comment ne pas laisser la peur nous gouverner ?

En prenant le temps d’écouter calmement la peur, et en essayant de la comprendre. En soi, la peur n’est pas plus gênante que cela. Ce qui nous perturbe, ce sont les réactions que nous allons avoir.

Nous pouvons, entre autres, ressentir une accélération du rythme cardiaque, un poids sur l’estomac, le ventre noué, une intense transpiration, les muscles qui se tétanisent.

La peur est soit une empreinte d’un évènement passé, soit une anticipation que nous imaginons atroce et insupportable. Dans les deux cas, notre mental nous joue un mauvais tour alors qu’il croit agir pour notre bien.

Garder le contrôle

Pour ne pas céder à la panique, il est important d’accepter la peur. La combattre ne fera que la renforcer. Accepter sa présence, avec un peu d’exercice, va diminuer son importance.

Cette acceptation va aussi libérer des ressources en vous pour mieux analyser ce qu’il se passe en vous et de quoi vous avez réellement peur.

Prenons un cas de peur

Vous devez faire une présentation en « public » (devant des membres de votre équipe au travail, ou une conférence).

De quoi avez-vous peur ?

  • De passer pour une personne idiote
  • De ne pas être à l’aise
  • D’oublier ce que vous avez à dire
  • D’être ridicule
  • Que le public se moque de vous

Existe-t-il ici, dans cette liste, un danger de mort imminente ? Non. Aucun.

Pouvez-vous trouver des moyens de vous rassurer ? Oui.

Généralement, on ne confie pas la parole à une personne qui ne maitrise pas un minimum son sujet. Vous savez de quoi vous allez parler, puisque c’est un sujet que vous maitrisez. Vous ne serez donc pas l’idiot-e de service.

Le ridicule ? Le public qui se moque de vous ? Reprenez les arguments précédents. Ils fonctionnent aussi très bien.

Oublier ce que vous avez à dire ? Si vous saviez le nombre de fois où cela m’arrive en cours ou durant mes conférences ! Vous seriez surpris.

Comment je fais pour m’en sortir ? Je marque un temps d’arrêt, je respire calmement. Dans la majorité des cas, l’idée me revient.

Et quand elle ne revient pas, alors je dis simplement que j’ai oublié ce que je voulais dire, avec le sourire. Le public est vraiment bienveillant.

Dans ce second cas, je reviens un peu en arrière, et j’arrive à retrouver mon chemin.

Il est important de rester calme, oublier, cela arrive à tout le monde. Votre discours ne sera pas sensationnel ? Et alors, vous n’êtes pas conférencier de métier, pas de quoi en faire un drame, ne vous jugez pas durement.

la peur nous isole
Sortir de l’isolement de la peur

La porte de sortie

J’ai failli écrire « la clé », mais après cet article sur les clés, je vais plutôt parler de porte.

La porte pour sortir de la peur, c’est une porte à deux battants : l’un représente le calme, le second la compréhension.

Respirez et cherchez à comprendre ce qui vous effraie. Notez-le sur un papier. Le fait d’écrire va placer une distance entre vous et l’émotion. Le voir noir sur blanc peut vous aider à retrouver de la lucidité.

Avec les trois outils que sont l’acceptation, le calme et la compréhension, vous devriez, à force d’entrainement, être en mesure de surmonter un grand nombre de vos peurs.

Pour bien commencer et prendre confiance, je vous recommande de commencer avec des « petites » peurs avant de vous attaquer à des choses qui vous paralysent totalement. Avant de courir vite, on apprend d’abord à marcher.