Vous avez un coup de mou, et là c’est le drame.

C’est souvent le méga big drame. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il m’arrive, j’ai plus d’envie, j’ai pas d’inspiration, j’ai pas envie d’écrire, pas envie de faire de photo pour mon Insta, mon Twitter me gonfle, Facebook, c’est tous des cons, mon blog est nul à chier, j’suis moche, j’suis gros/grosse.

En gros, c’est la loose, et en plus, ça tombe un lundi, jour de merde, vie de merde ! SOS Envie de suicide bonjour. Bienvenu dans le petit monde de la fatigue passagère (putain de clandestine !).

Bien. Effectivement, avec un tel état d’esprit, on ne va pas aller bien loin. Si ça peut vous rassurer, on passe tous par là.

D’une parce qu’entreprendre à titre individuel, c’est passer la majeure partie de son temps tout seul comme un grand. Hé ouais, avant, quand vous étiez salarié, y’avait toujours quelqu’un pour vous remettre un p’tit coup de gaz.

Avant, y’avait un collègue pour vous remonter le moral, le boss pour vous engueuler, maintenant, non

Dans le pire des cas, c’était votre boss qui venait vous mettre une soufflante, donc, pas le temps de vous apitoyer sur votre sort, fallait vous y remettre, et illico. Et finalement, bah ça aidait bien à surmonter les petits trous d’air.

Cependant, maintenant que vous êtes votre propre patron, c’est déjà plus compliqué. Maintenant qu’il n’y a plus de collègue autour de vous, physiquement parlant, c’est la merde.

Ceci laisse toute la place à vos p’tits bobos, vos p’tits doutes, vos crises de confiance, vos coups de mous. Et il n’est pas rare qu’un petit coup de faiblesse prenne des proportions dantesques, genre, c’est la fin de le monde, on va tous mouru ! Rien que ça tient.

Bien. On va se calmer un instant, redescendre sur Terre, et se poser. Et si je vous disais que c’est juste normal d’avoir une baisse de régime ? Ah.

Pourquoi que je fatigue donc ????

Et si je vous disais qu’il existe sans nul doute une explication rationnelle à ce coup de fatigue (physique ou moral). Tiens, on se fait une liste ? Allez !

  • Vous bosser comme un/une dingue depuis des semaines
  • Ça fait une semaine que vous dormez mal
  • Depuis 3 jours, vous vous couchez à 2h00 du mat’, ce n’est pas dans vos habitudes
  • Vous buvez trop de café ces derniers jours
  • Vous faites moins de ventes en ligne en ce moment
  • Vous allez lancer un produit, ça vous inquiète
  • Vous venez de rédiger les 47 pages de votre ebook, d’une traite
  • Vous faites une fixette sur le trafic de votre blog qui ne décolle pas
  • Ça fait 3 photos sur votre Instagram qui reçoivent moins de 100 likes avant, c’était 200
  • Cela fait une semaine que vous n’avez parlé à personne en dehors de votre famille
  • Les beaux jours arrivent, mais votre compte en banque est en mode hivernal
  • Le mois dernier, vous avez multiplié les déplacements
  • Votre dernière campagne de pub a généré deux inscriptions au lieu de la centaine espérée
  • Votre référencement naturel ? Vous n’osez même plus regarder
  • Vous avez fait un effort sportif il y a quelques jours. Le premier depuis des années
  • Vous venez de rentrer de voyage, il pleut
  • [Ajouter ici votre raison à vous]

Vous avez cru quoi ? Que vous étiez un super être humain ? Ah, vos « mentors » que vous suivez sur YouTube ont toujours la « pêche ». Ben sûr. Et vous croyez vraiment que vos gourous vont mettre des vidéos en ligne d’eux même en mode déprime ??? La dernière fois que vous avez croisé le père Noël, ça s’est bien passé ?

hé merde ! Nous ne serions donc de simples mortels sans le super pouvoir de régénération ? #Fail

Au même titre que vous, je connais aussi ces coups de mous, il arrive souvent après une intense période de rédaction ou alors quand j’ai le cerveau qui mouline sur une idée sans parvenir à la mettre en mot, à la coucher sur le papier.

Détecter et contrer le p’tit coup de blues

Et je vais vous dire, quand on a le talent « Ideation », ne pas réussir à sortir son idée, bah je ne connais rien de plus frustrant, agaçant, énervant. Et forcément, comme un con, je m’entête. Oui, j’ai aussi le talent « j’lâche pas le steack » !

Et il se passe quoi au bout de 48h00 ? Un joli retour de manivelle. Et pan le coup de bâton derrière les oreilles. Et j’en suis bon pour 48h00 à ruminer, à déprimer dans mon coin.

Bon, désormais, je sais identifier la chose quand elle se pointe. Alors, j’essaie de prendre du recul, histoire de ne pas perdre la semaine. Oui, si vous savez compter, 48 + 48 = 96, soit 4 jours. Ça fait cher l’idée morte je trouve.

Mais oui, ça m’agace. À un point ! Mais ! Hé, hé, hé, j’ai réussi à circonscrire le truc à 48h00 tout compris, c’est déjà mieux. Et puis surtout, j’accepte. J’accepte le fait que cette putain d’idée de merde ne veuille pas sortir de mon crâne. On verra plus tard, c’était peut-être pas une bonne idée dans le fond.

Ne passons pas à côté des choses simples

Je m’appuie aussi sur mon passé. Parce que des coups, j’en ai pris, tout comme vous j’imagine. Alors, ce que je fais quand je sens que ça peut barrer en vrille ? Bah le matin, je sors prendre un café. J’emmène ma fille à l’école, et puis, dès qu’il fait un peu beau, bah j’en profite pour aller prendre un café, tranquilou.

Ça coûte pas cher, et ça fait un bien fou ! C’est tout simple, tout con, mais c’est rudement efficace. De plus, prendre une dose de vitamine D via le soleil, c’est bon pour la santé.

Vous pouvez sans doute trouver votre exutoire à vous :

  • Cinéma
  • Bar
  • Sacrifier un chat
  • Sport
  • Lecture
  • Sexe
  • Drogue
  • Rangement
  • Alcool
  • Faire la fête
  • Peinture
  • Démolition
  • Course auto
  • Shopping
  • Promenade
  • Pourrir un pote
  • Jeux en ligne
  • Dire du mal de quelqu’un
  • Jardiner
  • Chanter
  • Faire de la photo
  • Dessiner

Il existe forcément quelque chose qui puisse vous servir de dérivatif. Il ne faut pas hésiter, et ne pas attendre d’être à bout pour en user.

Si vous me suivez, vous savez que je suis un adepte des choses simples. La simplicité, c’est juste un art de vivre. Se centrer sur les choses essentielles, le bon sens… Et, un café, c’est simple. Très simple. Prenez un livre, un journal, ou rien, pour regarder le monde tourner. Se poser, ne rien faire un moment.

Il n’y a aucun mal à cela. Vous avez choisi d’être à votre compte. Vous avez aussi le droit de travailler à votre rythme, à vos heures. Tant que le boulot est fait en temps, on se fou de savoir à quelle heure vous l’avez fait.

Être à son compte, c’est aussi savoir profiter de ces petits moments que la vie peut nous donner, si tant est que nous sachions aller les chercher et les prendre tels qu’ils sont. En toute simplicité.

Arrêtez donc de ruminer, sortez-vous aérer la tête, c’est bon pour retrouver la forme et la confiance

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