Faire connaitre son blog 1
Faire connaitre son blog 2

Etre visible sur internet, voilà un drôle de concept encore. Comme ça, avoir un blog ne suffirait pas à être visible ? Bah non ! Loin s’en faut. Alors, faut faire quoi de plus ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

Visibilité marketing ? C’est quoi ?

Au départ, il y a vous. Ce vous, entrepreneur, il a besoin de se faire connaitre, reconnaitre. Pour cela, il ouvre un blog.

Après avoir galéré durant quelques semaines pour créer son blog, le voilà enfin en ligne, le « vous » est tout fier. Mais son blog est quelque peu bancal. Pas grave, le home made, y’a que ça de vrai, et payer pour un truc que vous pouvez faire vous-même, faut pas déconner.

Ceci étant, votre blog est en ligne ! Vous annoncez, fièrement et fébrilement la nouvelle dans votre tout premier billet. Instant émotion.

Pourtant, peu de temps après, c’est la soupe à la grimace. Il ne se pas rien. Pas de lecteur, rien. Le néant le plus absolu. C’est quoi le problème ?

A l’assaut des réseaux sociaux

Vous décidez de prendre le taureau par les cornes, le site par la souris, et de vous occuper sérieusement de votre visibilité marketing. Direction Google, requête « faire venir des visiteurs », ou encore « générer du trafic rapidement ».

Google étant votre ami, il vous renvoie vers des sites qui vous expliquent qu’il faut relayer vos articles automatiquement vers les réseaux sociaux, source intarissable de trafic. De plus, on vous file quelques liens vers des supers logiciels pour tout automatiser. Bah ouais, faut que votre blog bosse pour vous, et pas l’inverse.

Tout excité, vous téléchargez et installez ces petites merveilles. Coup de bol, vous avez déjà un peu de monde sur Twitter et sur Facebook, où vous parlez de tout et, généralement, de rien. Mais pas de soucis, ça va le faire. Bien, tout est en place, et vous repartez à l’assaut du web avec votre nouvel équipement. Super.

Deux semaines plus tard, ce n’est toujours pas ça. Une dizaine de visiteurs quotidien, pas plus.

L’optimisation SEO

Sur votre site favori, vous entendez alors parler de SEO ? Encore une fois, vous vous tournez vers Google. Vous découvrez alors le référencement naturel, super ! Optimisation du titre, balises H1, un plugin SEO pour wordpress et zou !

Hé bhé non… Toujours rien. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !

Alors, on fait comment pour être visible ?

C’est un travail de fond. La visibilité marketing se prépare et s’obtient avec le temps. Etre présent à titre personnel sur un réseau social X ou Y ne veut pas dire que votre entreprise pourra bénéficier de cette visibilité que vous avez à titre personnel.

Pour une simple et bonne raison : il n’est pas certain du tout que les personnes vous suivant vous soient intéressées par ce que votre entreprise proposera.

Pense pas bête

Vous allez donc devoir recréer un réseau autour de votre entreprise et ses services, son savoir-faire, son expérience, son histoire.

Référencement, publicité, réseaux sociaux, emailing

Les canaux de communication ne manquent pas de nos jours, et ils nous sont accessibles ! Même avec une centaine d’euros, il est possible de faire la publicité sur le web (Twitter, Facebook, Adwords)

Vous pouvez également travailler votre référencement naturel, en donnant un sens réel à vos écrits, en tentant de vous positionner dans les résultats de Google. C’est sans doute une des actions les plus complexes et longue à mener, surtout lorsque l’on n’y connait pas grand-chose, mais cela ne coute pas un centime. Cela coûte du temps. Oui.

Il en va de même pour les réseaux sociaux, travailler sa présence ne coute d’argent. Certes, il faut s’y investir en temps, que voulez-vous ma pauv’ Lucette, c’est le jeu, on a rien sans rien.

La cohérence du message

Dans tous les cas, votre message se doit d’être cohérent, quel que soit le canal, il doit y avoir une unité. Vous ne pouvez pas dire blanc dans les publicités adwords, gris sur les réseaux sociaux, et noir par email et enfin bleu sur votre site.

D’une vous ne seriez absolument plus crédible, de deux, vous allez perdre du temps et de l’argent. Dans tous les cas, vous serez donc perdant. Ce n’est pas le but. Si cela peut « fonctionner » un temps, sur le long terme, n’y pensez pas.

C’est quoi un message sur web ?

Bonne question Lucette ! Si je devais me risquer à définir la chose, je dirais que c’est un mixe entre les valeurs que souhaitez véhiculer et ce que votre produit peut offrir. Attention, ce n’est pas un slogan, mais plus une idéologie, une volonté d’inspirer les autres.

Cette dernière se travaille de façon quasi quotidienne, dans le choix des articles partagés, dans le choix de vos billets, dans votre façon de communiquer.

Pense pas bête

Par exemple, tout le monde voudrait donner une image d’authenticité, dans l’absolu, jouer l’authentique ce n’est pas le plus compliqué. Toutefois, une timeline twitter qui ne propose que des citations, voilà qui est déjà bien moins en phase avec la réalité de l’authenticité.

Et si vous n’avez rien d’autres à proposer que les mots des autres, je trouve cela bien triste pour vous.

Autre exemple, une page facebook centrée uniquement sur son auteur, sa vie, son œuvre, le culte du « je », c’est également bien moins authentique. Vous me suivez ?

S’inventer une image est une chose. Cependant, quand vous êtes seul à bord, vous serez vite rattraper par ce que vous êtes réellement. Et les internautes, du moins, la plupart, le verrons, et finirons par vous fuir, s’ils ne le font pas de suite. Entreprendre peut sembler être un jeu, mais ce n’en est pas un. Si vous jouez, vous perdrez.

Visibilité : cohérence et marketing

Vous venez, enfin je vous le souhaite, de comprendre qu’en matière de visibilité, il y a deux choses. Soit vous souhaitez vous faire plus beau que vous ne l’êtes, soit vous êtes en accord avec ce que vous êtes.

Forcément, si vous êtes un menteur de première, bah ce n’est pas gagné, et nettoyer votre réputation vous coutera très cher, d’où la nécessité de faire des super lancements pour engranger un maximum. Mais la roue tourne, toujours… On peut gagner des procès, et finir par se casser la gueule.

En revanche, si vous aimez vraiment ce que vous faites, il vous faudra du temps pour trouver la bonne façon de communiquer et ainsi obtenir la visibilité souhaitée. C’est une question de temps, d’engagement, et de volonté, de qualité.

Comme tout le reste, la visibilité, pour un entrepreneur qui part de rien, avec peu de moyen, ne peut s’acquérir rapidement avec un simple coup de baguette magique. C’est un travail de fond, amusant, passionnant, parfois drôle quand on arrive à jouer avec sa propre image.

Ce travail s’articule, pour le blogueur, d’abord autour de ses articles de blog. Alors, comment rédiger un « bon billet » ?

Bien rédiger un article

Que voulez-vous dire ?

Cela peut sembler insensé dit ainsi, pourtant, cette question de base est essentielle. Écrivez-vous en une phrase ce que vous souhaitez faire passer comme message. Cette idée devra transpirer tout au long de votre article. N’en deviez pas d’une phrase, d’un mot.

Ci-dessous, je vous présente la partie technique de la rédaction, en cliquant ici, je vous présente une philosophie de la rédaction.

Définir un univers sémantique

Ça claque comme titre ça, non ? Mais ça veut dire quoi ?

Wikipedia dit ceci :

« La sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés, soit ce dont parle un énoncé. On la distingue généralement de la syntaxe qui concerne le signifiant, soit ce qu’est l’énoncé. »

Ce dont on parle dans un énoncé. Ce dont on parle. Voilà. Pour définir l’univers sémantique de votre article et l’aider à bien se référencer sur Google (ou autres), il va donc falloir savoir de quoi ça parle.

Partons du principe que je veuille rédiger un contenu sur la réalisation de la tarte aux fraises. Mon message est donc « Comment faire une tarte aux fraises ». L’univers sémantique serait alors :

  • Fraises
  • Fruits
  • Pâte feuilletée ou brisée
  • Cuisson
  • Tarte
  • Etc…

L’expression clé, la clé du référencement

Dans tous ces mots, quels sont les plus importants, les plus recherchés sur la toile ? Si vous n’avez pas d’outils SEO sous la main, vous pouvez éventuellement regarder les résultats sur des recherches types « tartes aux fraises » et consorts. Le nombre de résultats vous donnera un petit indice. Bien entendu, cela ne sera pas aussi précis que l’utilisation d’un logiciel de SEO comme SEMrush qui aurait pu vous donner des tendances plus fiables.

L’objectif de cette phase est donc de définir une expression clé forte, ainsi que deux ou trois expressions secondaires.  L’expression clé forte sera sans nul doute le titre de l’article, elle devra aussi se retrouver dans le haut de l’article, sous forme de texte en gras en italique. Ceci aidera le moteur à mieux percevoir le sujet de l’article.

Les intertitres

On les appelle aussi les sous-titres. Ils servent à aérer le texte, à dégager des idées fortes dans le contenu. Ils ont aussi une importance capitale pour référencer votre contenu. En y plaçant vos expressions secondaires, vous balisez convenablement le texte et vous vous donnez une chance d’avoir un article qui sera bien perçu (compris) par le moteur de recherche.

N’oubliez pas que le moteur ne sait pas lire, dans le sens où il ne comprend pas ce qu’il lit. Il lui faut donc faire appel à de complexes calculs mathématiques pour savoir de quoi vous parlez. Les intertitres servent à cela.

Le gras, l’italique peuvent aussi être utilisés de même. Faites en sorte que chaque expression mise en avant d’une façon ou d’une autre vienne à renforce l’expression clé principale.

Le maillage interne

Dans la mesure du possible, il n’est pas idiot de créer des liens internes entre vos articles. Vous pouvez placer des liens sur des expressions secondaires vers des articles en rapport, vous pouvez aussi utiliser, dans wordpress, un plugin d’articles relatifs, c’est toujours utile.

Référencement naturel dit off-site

Une fois votre article bien écrit, publié, le boulot n’est pas fini. Vous en avez certes terminé avec le contenu en lui-même et le maillage interne. Maintenant, il faudrait créer quelques liens externes vers votre billet.

Pour cela, vous pouvez chercher quelques articles qui traitent du même sujet que vous, ou qui soient en rapport avec le vôtre. Et après ? Hé bien allez les commenter ces billets ! Et surtout, dans le champ « site web », placez donc l’adresse de votre article, et non celle de votre page d’accueil. Une bonne dizaine de liens vers un article, c’est mieux que des liens vers votre page d’accueil.

Si vous avez publié un bon gros dossier, vous pouvez aussi utiliser les sites de communiqués de presse pour faire monter votre billet.

Enfin, un coup de partage sur les réseaux sociaux, directement vers votre billet, c’est bon à prendre. Vous devez bien avoir quelques amis qui seront prêts à relayer votre billet sur la tarte aux fraises. N’hésitez pas à leur demander.

Une fois que l’on a fait tout cela, il serait bon d’avoir des liens entrants depuis d’autres blogs. Comment faire ?

La création de liens pour le débutant

Parce que le lien, c’est la vie

Le netlinking ? Vous en entendez parler un peu partout sur les sites dédiés au blogging, avec lui, vous entendez parler de son pote, le backlink. Et le truc ultime, c’est de savoir que c’est super important pour votre référencement. Avec ça, vous êtes bien.

Créer des liens, c’est bien

On reprend, d’un côté, des termes qui ne vous disent rien, et de l’autre, vous savez que c’est important. En résumé, vous êtes comme une poule qui trouve un œuf.

Pour cette activité, on parle souvent de campagne. Un blogueur va faire une campagne de netlinking pour récolter du backlink. En français, un blogueur va commenter sur des blogs, participer à des forums, inscrire son site dans des annuaires, pour obtenir des liens qui vont pointer sur son site.

La chose est démystifiée. Dans votre quotidien, à chaque fois que vous commentez un blogue vous inscrivez votre site dans un annuaire, partout où vous avez l’occasion de mettre votre lien, c’est du netlinking. Point.

Le lien profond

Ensuite se pose la question de la qualité des liens. Mais avant cela, parlons de vos propres liens. D’une manière générale, vous aurez tendance à placer un lien vers la racine de votre site. Par exemple : monjolisite.com, et ceci à chaque commentaire que vous laissez, à chaque inscription dans un annuaire, etc…

Pourquoi pas. Mais c’est inutile. Si vous souhaitez avoir un référencement qui commence à tenir la route, il ne serait pas idiot de varier les liens. Exemple :

  • monjolisite.com/mondernierbillet,
  • monjolisite.com/un-article-important.

Pourquoi procéder de la sorte ? Tout simplement parce que vous allez ainsi récupérer des liens entrants vers ce que l’on appelle les pages profondes, lire « tout ce qui n’est pas la home page ». Bon, n’allez pas me coller des liens vers votre page de contact ou la page des mentions, on s’en fou. Ce n’est pas là-dessus que les internautes souhaitent vous trouver.

Pour chacun de vos articles, si vous le poussez un peu via quelques commentaires sur d’autres blogs, de préférence dans une thématique connexe au vôtre, vous verrez qu’au bout de quelques mois, votre blog ne s’en portera que mieux.

Revenons en la qualité des liens. Là, c’est un peu la merde.Si vous n’avez pas les outils pour jauger de la qualité d’un site, c’est pas gagné. Regardez le nombre de partages, de commentaires, effectuez des recherches sur Google pour voir si le site apparaît.

Mais là où ça se corse, c’est que pour un maillage vers votre site, avoir quelques liens sur des sites tous pourris, c’est bien aussi. Google aime bien ce qui est naturel. Et logiquement, un être humain commente en fonction du contenu d’un site et non de son classement.

Comment obtenir des « backlinks » ?

Partons à la pêche aux liens

Vous l’avez sans doute constaté, il y’a une baisse significative des commentaires sur les blogs. Il existe sans doute plusieurs raisons à cela.

En premier lieu, l’abus des internautes. Depuis deux ou trois ans, une sorte de chasse aux liens s’était instaurée sur la toile. Et plus précisément, la chasse au « do follow ». Ceci à cause de médiocres formateurs qui expliquent dans leurs « formations » (tout aussi médiocres) qu’il ne faut commenter uniquement sur des « gros blogs » mais surtout ceux proposant le do follow. Les boulets.

L’effet pervers de la chose ? Des tas de petits blogs ont alors communiqué sur le fait que chez eux, c’était « do follow open-bar ». En gros, vient commenter chez moi, t’auras du lien en dur.

Là-dessus, on en remet une louche avec le tristement célèbre « Comment Luv » qui affichait un lien vers un article du rédacteur au choix.

La machine est devenue folle, avec un taux de « spamco » qui explosa. Le jeu était donc de poser son empreinte n’importe et partout à la fois pour choper du lien.

Et pendant ce temps-là, la réelle optimisation de l’infrastructure du site, des billets, travailler une vraie présence sur les réseaux sociaux, tout ça… aux oubliettes ! Faites du « net linking ». Et voilà nos légions de blogueurs pros en herbes partis en quête du Saint Graal : le lien do follow.

L’erreur du débutant

C’est bien le « net linking ». Il y a 10 ans de cela, faire des liens comme des porcs, vers un site tout pourri, ça fonctionnait. Y’a 10 ans.

Mais pas de bol ! Vous avez des formateurs qui, question SEO, n’y pipent que dal. Enfin, hormis à raconter que ça vient des USA. Ouais. Sauf que, le SEO made in France, les USA, ils nous l’envient grave aussi. Et question SEO, par chez nous, on a rien à envier à nos potes d’ailleurs.

Donc, il y a deux ans déjà, le net linking seul n’était pas la meilleure des idées à avoir, et pire encore si vous avez payé pour entendre de telles conneries. Quand à aujourd’hui, ce n’est même plus la peine d’y penser.

Une stratégie de net linking, si vous n’y connaissez rien en SEO… Je serais vous, je ne tenterais pas le diable.

Google et les algo

Face à tout ce merdier, il fallait s’attendre à ce que le Boss siffle la fin de la récré. Ca faisait un moment qu’il chassait les liens fictifs, et autres supercheries.

Là, il a décidé de tailler dans le vif, limite sans trop regarder. Les algo sont devenus plus stricts, et la chasse plus sévère.

La porte s’est violemment refermée sur le museau des apprentis sorciers en quête de gloire et de pognon. Ce n’est pas plus mal.

Là où le truc est plus emmerdant, c’est que tout le monde paie, et râler n’y changera rien. En revanche, se mettre à respecter un tantinet les guide-lines, ça peut aider. Je ne parle ici des vrais pros ou passionnés du SEO dont le métier et la passion est de chercher les limites, de tester pour comprendre.

Je parle du blogueur débutant, du blog de la PME, de l’Association, de l’autoentrepreneur. Pour ces blogs-là, il pourrait être risqué de se retrouver pénalisé par Google.

Comment je référence mon site moi alors aujourd’hui ?

Il faut bosser sur sa structure, faire en sorte que chaque chose soit à sa place. Bossez également sur les contenus, faites en sorte d’apporter votre œil, votre expérience (vous savez, la sacrosainte valeur ajoutée), ayez des billets bien fuselés pour le SEO.

Aujourd’hui, partir à la chasse aux liens, quand on a un site qui ne tient pas la route… Essayez donc de remporter une course de F1 avec une Deux-Chevaux, vous m’en direz des nouvelles.

Conseil bonus & bon sens

Votre métier, ce n’est pas le SEO. Ce ne le sera sans doute jamais et ce n’est pas une tare. Rare sont celles et ceux qui maitrisent parfaitement le délicat art qu’est ce métier.

Dans votre cas, faites en sorte d’appliquer les bonnes pratiques, d’apporter des contenus frais de façon régulière. Travaillez votre présence sur les réseaux, ayez une mailing liste digne de ce nom, occupez-vous convenablement de vos clients, cherchez-en de nouveaux.

Déjà, avec tout ça, vous avez de quoi vous occuper un moment.