Ne laissez plus les autres décider pour vous !

Préambule au changement de vie

Vous avez construit une famille, vous faites vivre votre famille, vous veillez à son bien-être, vous faites preuve chaque jour d’abnégation pour vous rendre au travail.

Vous êtes étudiant, et vous construisez lentement votre avenir entre les cours, les petits boulots, la fatigue et la sensation de voir les voies se boucher les unes après les autres devant vous.

Personne ne peut ou n’a le droit de critiquer ce que vous faites pour vous, cas échéant, pour votre famille, personne n’a le droit de critiquer votre travail, car ce travail, il fait vivre votre famille, il vous fait vivre, et c’est aussi ce boulot qui vous  aide, ou vous a aidé à construire votre famille.

  • Bien sûr, vous aimeriez vivre « mieux », et dans certains cas, « changer de vie ».

En réalité lorsque vous parlez de changer de vie vous avez surtout envie d’être plus heureux, d’avoir accès à un certain bonheur, parce que quand on y regarde bien tous nos besoins physiologiques sont déjà (plus ou moins) couverts.

Plus d’argent, c’est plus de bonheur ?

L’une des problématiques que nous rencontrons est de confondre nos désirs et nos besoins. Comme je vous disais, nos besoins physiologiques sont déjà couverts, pour la plupart d’entre nous nous avons accès à la nourriture, nous avons un toit, nous avons une bonne santé et une couverture sociale.

À ce titre, si vous lisez ces pages, c’est une forme de luxe. L’accès à internet n’est pas un besoin physiologique vital. Avez-vous vraiment besoin d’internet pour vivre (dans certains cas, comme le mien, l’accès à internet est un besoin professionnel).

Alors certes pour beaucoup d’entre nous, et j’ai également connu cette situation, nous avons un travail qui n’est pas forcément très enrichissant d’un point de vue intellectuel c’est une vérité, mais pour autant est-ce que tout est à jeter aux orties ?

À vrai dire je pense que non. Comme je vous le disais en préambule, ce travail vous permet de faire vivre votre famille. On parle alors d’un « boulot alimentaire ».

Le chômage ou le boulot alimentaire ?

Je ne sais pas vous, mais personnellement, entre être au chômage, me sentir totalement inutile à la société ou avoir un travail qui me permet de faire bouillir la marmite, je préfère encore avoir un boulot, parce qu’au moins, j’ai un revenu et ce revenu me sert à payer mon loyer, à payer mes vacances, à me faire plaisir de temps en temps.

Quand on parle de changer de vie, il est souvent bien plus question d’avoir plus d’argent, parce qu’il parait qu’avoir plus d’argent, c’est être plus heureux, c’est de pouvoir faire ce qu’on a envie de faire, quand on a envie de le faire, sans ressentir de barrières, en un mot, se sentir « libre ». Mouais, bien sûr ! #SoEasy !

Changer de vie, et vite !

Toutefois, dans ce tableau idyllique, on oublie la notion de responsabilité. Que nous le voulions ou non, à partir du moment où nous avons une famille, un travail, un ou plusieurs crédits, nous avons un devoir de responsabilité. Et on ne peut pas tout plaquer comme ça.

Lorsque nous souhaitons « changer de vie », nous voulons que le changement s’opère rapidement, tout de suite, quelque chose qui soit simple, quelque chose qui soit facile à mettre en œuvre, c’est ce qu’on appelle un miracle et les miracles jusqu’à preuve du contraire ça ne court pas vraiment les rues.

Les choses simples du bonheur

Maintenant pour accéder au bonheur, il existe des petites choses simples qui ne vont pas nous coûter bien cher et qui vont être utile.

Des solutions qui demandent un petit peu de temps et un petit peu de volonté de votre part pour porter leurs fruits à moyen et à long terme.

Lorsque j’ai rencontré ma femme et je vivais encore sur les (mauvais) acquis de mon éducation qui était « je consomme donc je suis » et de facto si je ne consomme pas, et bien je ne suis pas et donc je suis surtout très triste et très malheureux. Tout ça parce que je n’ai pas ce que je veux.

Le désir n’est pas un besoin

C’est ici que prends tout son sens le fait de confondre les besoins et les envies les désirs

À titre d’exemple lorsque j’ai rencontré ma femme il y a maintenant une quinzaine d’années, j’étais amateur de photographies (je le suis toujours), mais j’avais besoin d’avoir, enfin je croyais avoir besoin, d’un appareil photo qui était très performant, et je fulminais de ne pas avoir ce que je voulais. Ce qui me rendait triste.

Avec le temps je me suis rendu compte que ce n’était pas un besoin, mais c’était un désir. J’ai appris à apprécier ce que j’avais, parce que finalement cet appareil photo couvrait mes besoins, et dans les faits, je n’avais pas besoin d’un appareil de qualité professionnelle pour pouvoir faire des photos à usage personnel.

Consommer moins, mais mieux

Ce changement de paradigme a été pour moi le début de quelque chose de nouveau, d’une nouvelle façon de consommer et d’apprécier ce que je possédais.

Désormais, avant d’acheter quelque chose, je me pose toujours la question, mais est-ce que j’en ai vraiment besoin, à quoi cela va me servir, est-ce que finalement cet appareil ou ce vêtement qui coûte horriblement cher, est-ce que je vais réellement l’utiliser, est-ce qu’il n’existe pas quelque chose à un tarif qui soit plus abordable et qui couvre réellement mes besoins, mes désirs, mes envies.

Avec le temps, finalement j’ai réussi petit à petit à me défaire du matériel. Alors j’ai toujours besoin dans mon travail d’avoir un ordinateur, j’ai un appareil photo parce que j’aime faire de la photo, mais j’ai réussi à trouver aujourd’hui un appareil a moins de 300 € qui convient parfaitement à mes besoins, il se glisse dans la poche ou dans une petite pochette que j’ai souvent avec moi et fait de très bonnes photos, tout du moins pour ce que j’en fait, c’est largement suffisant.

L’habit ne fait pas le moine

Côté informatique, je n’ai pas un super écran machin ceci cela, le super MAC ou le top PC de la mort, j’ai du matériel qui couvre mes besoins.

Dans la réalité, ce n’est pas parce que j’ai un meilleur appareil que je vais faire de meilleures photos, ce n’est pas parce que je vais avoir un ordinateur qui coûte 2000 € qui serait ultra performant que pour autant mes textes seront plus impactant pour mes lecteurs, ce n’est pas pour ça que mon blog serait meilleur.

Cette nouvelle façon de penser m’a permis de réaliser de substantielles économies, de mieux utiliser mon argent et de l’utiliser là où j’en avais réellement besoin.

L’autre aspect important, c’est que je peux faire ce que j’aime faire. Je n’ai certes pas le matériel dernier cri, mais je suis heureux, car je fais ce que j’aime.

Voir sa vie autrement, en mieux

Un des aspects également très positifs par rapport à cette nouvelle vision sur les besoins matériels, c’est notre cerveau qui va aller chercher tout seul, dans notre vie quotidienne, des points positifs.

De façon tout à fait naturelle, il va commencer à s’attacher à ce qui existe déjà, on va commencer à regarder différemment notre appartement, on va regarder tout ce que l’on possède, on va regarder tout ce que l’on a construit, on va commencer à être plus attentif aux gens qui nous entourent et leur porter une attention nouvelle.

Nous allons nous rendre compte, dans bien des cas, que l’on est déjà heureux, que nous avons tout à portée de main.

Avoir de vrais désirs, les vouloir vraiment

Et le fait de faire attention aux gens qui nous entourent va avoir un effet super positif : ces personnes vont s’en rendre compte et vont nous le rendre. Nous nous inscrivons dans un cercle vertueux.

Dernièrement je lisais un livre qui parlait de la philosophie de la richesse (intellectuelle ou financière). Dans ce livre, il y a des choses qui sont intéressantes, d’autres qui sont un peu ésotériques, mais il y a une chose qui a fait écho en moi quand j’ai regardé mon propre parcours, quand j’ai regardé le parcours de certaines personnes qui m’entourent.

Ne plus envier, ne plus jalouser, ne plus se plaindre

C’est cette capacité, c’est tendance, à parler tout le temps du manque d’argent, à parler du fait qu’il manque toujours de l’argent dans la caisse pour pouvoir faire quelque chose. On a toujours envie de faire ce qu’on ne peut pas faire.

Nous nous exprimons sous la forme d’une complainte, en espérant que quelque part, un Bon Dieu nous entendra et fera couler l’argent à flot sur notre compte en banque.

C’est une erreur. En regardant attentivement mon parcours, je me suis rendu compte que les choses que je désirais vraiment, mais vraiment très fort au fond de moi, ces choses-là, j’ai fini par les obtenir et dans ce bouquin l’auteur explique qu’il faut ardemment désirer la richesse qu’elle soit financière intellectuelle ou spirituelle pour l’obtenir.

Ne plus accepter d’être « pauvre »

En résumé, il explique que la plupart des gens ont la mentalité du pauvre et passent leur temps à se plaindre qu’ils n’ont pas d’argent, qu’ils aimeraient avoir plus de richesse, mais ne sont pas dans la bonne démarche intellectuelle.

Dans leurs plaintes, il y a comme une acceptation du fait d’être « pauvre ». De nos jours, il y a des couples qui gagnent 3000 € net par mois à eux deux, mais qui sont endettés jusqu’au cou, parce qu’ils ne savent pas utiliser leur argent correctement : des crédits pour la télé, pour la voiture, des crédits à la consommation.

Il y a une dizaine d’années, j’ai remboursé mon dernier crédit. Il est fort possible qu’un jour, pour acheter une maison ou un appartement, nous ayons recours à un crédit avec ma femme, mais pour le moment nous vivons très bien sans aucun crédit.

Arrêter de payer plus cher par impatience

Il faut comprendre une chose avec les crédits, c’est que cela joue sur votre volonté d’avoir de l’argent tout de suite, maintenant, pour faire un achat rapidement et satisfaire ce « besoin » d’acheter quelque chose.

Le problème c’est que si vous achetez une télé à 1000 € avec un crédit à 18 %, la télé va vous coûter beaucoup plus cher.

Si vous êtes capable de vous endetter pendant un an pour vous payer une télévision, vous êtes capable d’économiser pendant cette même durée et faire en sorte d’économiser l’argent.

Certes, vous n’aurez pas votre super télé à écran plat et tout le tralala dans la journée, mais est-ce que vous en avez vraiment besoin ?

L’autre question, est-ce que vous avez les moyens de dépenser 18 % de plus dans l’achat d’une télévision. Je crois que ce genre de question mérite d’être posée.

Ne soyez plus victime du système

En y regardant bien, en apprenant à consommer un peu mieux, en apprenant à utiliser son argent de façon plus intelligente et à ne plus se laisser attraper par toutes les astuces marketing, par toutes les manipulations de toutes les entreprises qui cherchent à nous vendre leurs produits, nous sommes tout à fait capables, sans changer de travail, sans déménager, sans révolutionner quoi que ce soit dans nos vies, hé bien nous pouvons « changer de vie ».

J’en parle sur la page d’accueil de mon blog et je dis la chose suivante : nous savons lire nous savons écrire nous avons la capacité d’apprendre, nous avons donc les trois piliers indispensables à la réussite.

Il y en existe un 4e, qui lui est moins tangible : le désir.

Avez-vous le désir ardent, profond, de réussir quelque chose. Il est beaucoup plus facile de se plaindre, du manque d’argent, du manque de reconnaissance, de toutes ces choses-là, et d’accepter petit à petit cette posture « du pauvre ».

Un mauvais départ n’est pas synonyme d’échec dans la vie

Dans cette posture, c’est le système qui vous empêche de vous épanouir, qui vous empêche d’être heureux, qui vous empêche d’être riche, qui vous empêche de faire ce que vous voulez.

Croyez-moi quand on est issu d’une famille comme était la mienne, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure façon de commencer la vie et de prendre un bon départ.

Pourtant je suis là aujourd’hui, vous êtes en train de lire mon blog, je donne des cours, je suis reconnu, j’ai écrit un livre chez un grand éditeur.

Vous avez la chance que vous provoquez

Tout ça, je le dois à la chance, mais c’est une chance que j’ai provoquée, parce qu’elle n’est pas venue toute seule, je l’ai provoqué, parce que je n’avais pas envie de passer ma vie comme ces gens que je pouvais fréquenter quand j’étais enfant et qui se plaignait en permanence.

J’ai passé des années à entendre qu’ils n’avaient pas ci, qu’ils n’avaient pas ça, c’était la faute au gouvernement, que c’était la faute au patron, que c’était la faute aux collègues, que tout le monde était méchant, tout le monde leur en voulait.

Posez-vous la question

En vérité, le monde, il n’en a rien à foutre de nous individuellement, il s’en fout de nous le monde, la société s’en fout de notre problème, je crois que c’est vraiment à chacun d’entre nous de se bouger le cul.

Je crois que la mission première qui est la nôtre est de tout faire pour que nous soyons heureux. En ayant cette envie chevillée au corps, il sera beaucoup plus facile de se battre d’avancer et de faire quelque chose d’utile de sa vie.

  • Une question : en avez-vous vraiment envie ?

J’ai conscience que ce billet peut passer pour une grande tirade moralisatrice, soyez assuré que ce n’est pas le but, ce n’est pas à moi de porter un jugement sur ce que font les uns ou les autres.

En revanche, je suis toujours triste de croiser des gens qui ont un véritable potentiel, par moment des étoiles dans les yeux, une envie de faire quelque chose, mais qui comme moi, pendant très longtemps, pensent que non, ce n’est pas possible, non ils n’y arriveront pas.

Ils sont persuadés qu’ils vont se planter, parce ce qu’ils se plantent souvent, parce que c’est toujours ainsi, parce que les autres sont plus chanceux.

Ce n’est pas une question de chance, c’est vraiment une question de désir, une question de volonté, donc je repose la question : avez-vous vraiment envie ?

Les questions à se poser pour changer de vie

  1. Qu’est ce que j’aime dans la vie, et pourquoi ?
  2. Quelles sont les choses que j’ai fait et qui m’ont apportées du plaisir, et pourquoi ?
  3. Si personne ne venait à me juger, qu’est-ce que je ferais, et pourquoi ?
  4. Si j’avais un budget sans limites, que ferai-je, et pourquoi ?
  5. Qui sont les personnes que j’admire le plus, et pourquoi ?

Comme vous pouvez le voir, le « pourquoi » est très présent. Il ne suffit de savoir ce que l’on aime ou ce dont nous avons envie, savoir pourquoi est important, car c’est là que se cachent nos valeurs, et ce sont elles qui vont nous aider à avancer vers nos objectifs, nous aider à donner corps à nos ambitions. 

Papier, crayon, et c’est à vous de jouer !