Blog ou LinkedIn, faut-il choisir ? 1
Blog ou LinkedIn, faut-il choisir ? 2

Il fut une première époque où l’important était d’avoir un site web (le site vitrine). Puis est venu le temps du blog, plus à jour, plus dans le temps du web où, parait-il, tout va très vite.

Tout, maintenant, tout de suite, et vite !

Le blog n’a jamais vraiment été dans le « temps entreprise », car sa bonne tenue et l’apparition de résultats prennent …. Du temps.

Puis sont venus les réseaux sociaux, avec un temps qui convenait à tout le monde : le maintenant. L’immédiat. L’instantané.

La magie de l’instant, la puissance de la viralité, l’explosion du buzz ! Fantastique ! En quelques heures, nous av(i)ons la possibilité d’être vu par le « monde entier », de décupler les leads, les ventes, de faire exploser le ROI.

Et puis vient le temps de l’oubli. Si l’on peut être tout en haut, comme tout podium, il n’existe qu’une première place. Les autres sont dans l’ombre.

Nous sommes en train de revenir lentement de cette frénésie de la viralité, de l’exposition à tout crin pour nous réinscrire dans une démarche pérenne. Une démarche qui s’inscrit dans … le temps.

Prendre le temps de charmer, plus que de séduire

La séduction est un jeu, une danse, un art subtil qui demande du temps. Celui de l’attention donnée à l’autre. Dans ce laps de temps, nous entendons, nous remarquons, nous sommes sensibles à, nous sommes dans l’oubli de soi pour être avec l’autre.

Nous sacrifions notre temps (de l’origine du terme sacrifice : rendre sacré, vous voyez la nuance de taille n’est-ce pas, l’autre devient « sacré ») pour faire place à l’autre.

Nous prenons le temps de nos émotions, nous entendons et ressentons avec acuité, nos sens sont en exergue. Nous sommes là, maintenant, au moment présent. Nous ne sommes pas à hier, nous ne sommes pas à demain.

Nous sommes simplement ici, et maintenant, dans toute notre attention, dans toutes nos émotions.

C’est ainsi que nait le lien. Pas autrement. Et c’est bien ce que les réseaux sociaux avaient à nous offrir. Et c’est malheureusement ce que nous avons occulté sur l’autel de la croissance et de la rentabilité.

Ne pas nier, ne pas non plus s’obséder

Je ne tiens pas à nier cet impérieux besoin du chiffre d’affaires pour l’entreprise, ce qui ne m’empêche pas de m’interroger sur le sens de cette quête sans fin du toujours plus de croissance. Pour quelles raisons tangibles ? Si vous pouviez m’apporter des arguments, je suis avide de les entendre.

J’ai profondément aimé les réseaux sociaux entre 2009 et 2012/13, années qui pour moi resteront à jamais comme les plus fascinantes. Sans doute l’attrait de la nouveauté, je ne vais pas le nier.

Et il y avait un peu plus que cela. Car si les clashs étaient nombreux, si les avis s’opposaient avec ferveur, la tolérance n’était jamais bien loin. Et le marketing n’avait pas encore pollué l’esprit même des réseaux.

Réseaux commerciaux

Tout a changé. Vite. Très vite. Aujourd’hui, la bienveillance est une posture plus qu’une façon d’être. L’empathie est une arme de conquête. La tolérance est bien plus une mode qu’une attitude réelle, l’Humain est quelque chose que l’on saupoudre ici où là, de la même façon que l’on sale un plat pour en relever un peu le goût.

Les réseaux sociaux sont devenus des « réseaux commerciaux », des temples de la consommation. Discuter pour le plaisir de l’échange est devenu délicat. Reste les messageries privées, mais nous n’avons pas … le temps.

Et nous ne voulons pas déranger l’autre, lui prendre de son temps pour faire connaissance, le temps d’un échange écrit ou téléphonique.

Être partout, être nulle part

Les réseaux sont l’outil de l’instant. Vite posté, et très vite oublié. Le temps de vie d’une publication est généralement bref.

Une présence sur les réseaux peut-elle s’avérer rentable ? Hier, j’ai visionné une partie d’une vidéo de Gary Vaynerchuk, le message ? Si tu n’es pas sur Instagram ET Facebook, t’es mort.

Heu, je t’aime bien Gary, mais non, stop ! Ce genre de bêtise, ça suffit ! Le contexte de l’entreprise ou de l’entrepreneur ? Je suis « coach », et que font les coachs sur Instagram ou Facebook ? Des citations, des selfies. Je n’ai que faire de cela, je ne suis pas assez narcissique pour cela. Et en quoi est-ce utile à mes abonnés ???

C’est un avis tranché, que j’assume pleinement. Cette démarche n’est pour moi ni inspirante ni utile aux personnes qui me suivent. Elle n’apporte aucune valeur, aucun questionnement utile.

Y’a-t-il une seule et unique recette ?

Au-delà, se pose donc la question « faut-il être sur LinkedIn (ou autres) ET faut-il avoir un blog ? ».

La réponse se trouve dans le cœur de votre activité. Pour une agence marketing, vous vendre une présence décuplée fait sens, car ce sont autant de services qu’elle va facturer. Ces services sont-ils vraiment utiles à votre entreprise, à sa stratégie.

Un restaurant peut-il être présent sur Twitter ou LinkedIn ? Le même restaurant peut bien entendu avoir toute sa place sur Instagram ou Facebook, qui sont des réseaux plus « grand public » et où l’impact du visuel est important.

Être présent sur chaque réseau social ne veut pas dire être efficient sur chacun de ces réseaux. Et qui dit plusieurs réseaux dit autant de contenus à produire. Revient ici la question du temps et des moyens mis à disposition de la stratégie, donc des objectifs visés.

Ce n’est pas une agence qui doit définir vos objectifs, c’est à vous de le faire et d’en discuter avec votre agence, ou votre « coach » (dans le cas d’un entrepreneur individuel).

S’il est évident que les réseaux commerciaux sont des atouts de poids pour faire valoir les talents qui sont les vôtres, il n’en demande pas moins une présence régulière, pertinente, intelligente.

Et si tout était complémentaire ?

En cela, les réseaux ne sont pas différents d’un blog. Là où la différence se fait ? C’est sur le long terme. Un blog avec une pincée de référencement naturel, c’est un commercial qui va activement travailler pour vous, toute l’année.

Un blog présente l’avantage de traiter un sujet sur la forme ET sur le fond. Sur un blog, vous dictez VOS règles, vous utilisez les mots que VOUS souhaitez utiliser. Vous avez la liberté d’être VOUS.

Un même article peut générer de l’engagement durant des années, là où un post sur un réseau aura un impact limité dans le temps, voire aucun impact du tout.

Suis-je en train de dire que le blog est votre meilleur allié pour votre business ? Ce n’est pas aussi tranché que cela. Car dans un cas comme dans l’autre, nous sommes soumis aux algorithmes.

De part et d’autre nous jouons à un jeu dont nous ignorons toutes les règles. Personne ne connait les secrets des algorithmes de Google, de LinkedIn, de Facebook et consorts.

Toutefois, sur un blog, nous avons la liberté de mettre en avant ce que nous souhaitons, d’architecturer l’information selon notre bon vouloir, de créer un parcours de vente. Nous avons une liberté d’action(s) que nous n’avons pas totalement sur les réseaux commerciaux.

Chaque solution propose ses avantages et ses inconvénients. Pour ma part, j’aime associer les deux pour faire converger mes lecteurs de l’un à l’autre.

J’apprécie la dimension instantanée du réseau commercial, et j’apprécie le travail de fond du blog.

Chaque outil peut donc être utilisé avec des sous-objectifs différents qui vont, ensemble, travailler à un objectif commun.

C’est là un travail de communication, des choix à arbitrer en fonction des objectifs qui sont les vôtres. Tout ceci demande, tant pour l’entrepreneur individuel que pour la PME, un minimum de connaissance sur les rouages de la communication peut-être même un accompagnement.

Il ne suffit d’être présent sous une forme ou une autre pour « communiquer ». La chose est plus subtile. Et pour vous aider à y voir clair, je vous propose de vous procurer Sensei dans lequel j’aborde un grand nombre de points en relation directe et indirecte avec l’art de la communication et de la vente.